En bref
- À la loupe ×10, une reproduction offset montre une grille régulière de points ; une lithographie tirée sur pierre montre un grain irrégulier, sans trame.
- Signée et numérotée ne veut pas dire originale : le BOFiP exclut du régime des œuvres d'art les reproductions photomécaniques, « même si ces reproductions sont numérotées et signées par l'artiste ».
- Le droit fiscal définit l'estampe originale comme tirée en nombre limité, d'une ou plusieurs planches entièrement exécutées à la main par l'artiste (CGI, annexe III, art. 98 A).
- Une lithographie n'est pas toujours numérotée : la signature au crayon et la numérotation sont des usages, et beaucoup d'estampes anciennes n'en portent pas.
- « D'après » signale une lithographie d'interprétation, faite par un artisan à partir de l'œuvre d'un artiste : le décret du 3 mars 1981 n'y attache aucune garantie d'auteur.
Une lithographie originale se reconnaît d’abord à la loupe : pas de grille de points réguliers, mais un grain irrégulier, celui de la pierre. Viennent ensuite le papier, la signature au crayon, la numérotation et les mentions en marge. Aucun de ces signes ne suffit seul, et le plus trompeur est aussi le plus rassurant : une signature et un numéro au crayon ne font pas une œuvre originale. Voici ce qu’on examine, dans quel ordre, et ce que chaque observation permet de conclure.
Qu’est-ce que la lithographie originale ?
La lithographie est un procédé d’impression à plat inventé par Aloys Senefelder en 1796, en Allemagne. La BnF en résume le principe : l’artiste dessine au crayon ou à l’encre grasse sur une pierre calcaire poreuse, qui est ensuite mouillée. L’encre d’impression, grasse, n’adhère qu’au dessin et est repoussée par les zones humides. Une presse transfère l’image sur le papier, et chaque couleur demande une pierre ou une plaque de zinc distincte.
Une lithographie originale est une lithographie dont l’artiste a lui-même dessiné la matrice. Le code général des impôts en donne une définition qui fait référence : les « gravures, estampes et lithographies originales tirées en nombre limité directement en noir ou en couleurs, d’une ou plusieurs planches entièrement exécutées à la main par l’artiste, quelle que soit la technique ou la matière employée, à l’exclusion de tout procédé mécanique ou photomécanique » (annexe III, article 98 A).
Deux précisions de la doctrine fiscale, le BOFiP, éclairent cette définition.
- Le tirage limité n’a pas de plafond chiffré : il doit rester dans les usages normaux de la profession, et un tirage excessif fait perdre le statut d’œuvre d’art.
- Les reproductions photomécaniques sont exclues, « même si ces reproductions sont numérotées et signées par l’artiste ».
Ce second point est la clé de toute la page. Une affiche imprimée en offset, signée à la main par l’artiste et numérotée sur cent exemplaires, reste une reproduction.
Reconnaître une lithographie à la loupe
L’outil décisif coûte quelques euros : une loupe ×10 ou un compte-fil, la petite loupe pliante des imprimeurs. On examine une zone de ton moyen, une ombre ou un dégradé, plutôt qu’un aplat noir ou un blanc.
| Ce qu’on voit à la loupe | Procédé probable | Conclusion |
|---|---|---|
| Grain irrégulier, points de tailles variées, répartis au hasard | Lithographie sur pierre ou sur zinc grené | Compatible avec une estampe originale |
| Grille régulière de points alignés, en rosettes de couleurs | Impression offset (trame) | Reproduction |
| Nuage de gouttelettes très fines, contours décomposés | Impression numérique à jet d’encre | Reproduction, sauf œuvre numérique conçue comme telle |
| Couches d’encre épaisses, aplats nets aux bords francs | Sérigraphie | Autre technique d’estampe |
| Creux, bourrelets d’encre, cuvette autour de l’image | Gravure en taille-douce | Autre technique d’estampe |
Le grain de la lithographie vient de la surface de la pierre, grenée pour accrocher le crayon gras. Il ressemble à un dessin au crayon sur un papier à grain : les points sont irréguliers, et ils se resserrent dans les ombres. La trame offset, au contraire, découpe l’image en points disposés sur une grille géométrique. En couleur, les points cyan, magenta, jaune et noir forment de petites rosaces caractéristiques.
L’impression jet d’encre, souvent vendue sous le nom de giclée, produit un semis de gouttelettes microscopiques. Le mot a été employé pour la première fois en 1991 aux États-Unis pour désigner des tirages d’art sur imprimante à jet d’encre. Une giclée peut être de très bonne qualité, mais ce n’est pas une lithographie.
Une fausse lithographie : les reproductions qui en portent le nom
Le mot « lithographie » est trompeur pour une raison technique. L’impression offset, utilisée pour les affiches, les livres et les catalogues, repose elle-même sur le principe lithographique de l’eau et du gras, à partir d’une plaque préparée par photographie. On voit donc des reproductions vendues comme « lithographies offset » ou simplement « lithographies », sans mensonge technique, mais sans rapport avec une estampe originale.
Les formulations suivantes doivent alerter :
- « Lithographie offset », « lithographie d’art » sans autre précision, « impression lithographique ».
- « D’après » suivi d’un nom d’artiste, qui signale une interprétation (voir plus bas).
- « Signée dans la planche » ou « signature imprimée », qui désigne une signature reproduite avec l’image.
- Un nombre d’exemplaires très élevé, plusieurs milliers, qui s’éloigne des usages de l’estampe.
Le décret n° 81-255 du 3 mars 1981 impose que tout fac-similé, copie ou reproduction soit désigné comme tel par le vendeur professionnel (article 8), et que les reproductions réalisées depuis sa publication portent de façon visible et indélébile la mention « Reproduction » (article 9). En pratique, beaucoup de reproductions anciennes ou étrangères ne portent aucune mention, et la loupe reste l’arbitre.
Le papier, les marges et le filigrane
Une estampe originale est tirée sur un papier choisi pour elle, et ce papier se lit.
| Indice | Estampe originale (fréquent) | Reproduction (fréquent) |
|---|---|---|
| Épaisseur | Papier épais, souple, fibreux | Papier couché, lisse, brillant ou satiné |
| Bords | Bords frangés d’un papier fait à la forme, ou coupés | Coupés au massicot, nets |
| Filigrane | Souvent visible à contre-jour (nom du moulin) | Absent |
| Marges | Larges, portant signature et justification | Réduites, ou texte imprimé |
| Cachet sec | Parfois un timbre en relief de l’imprimeur ou de l’éditeur | Rare |
| Surface | Encre posée sur la fibre, légèrement mate | Encre en surface, parfois brillante |
Le filigrane est une marque formée dans la feuille lors de sa fabrication, visible par transparence. Les papiers d’estampe courants portent souvent le nom de leur moulin, comme Arches ou BFK Rives. Un filigrane prouve la qualité du papier, pas l’originalité de l’image : on imprime aussi des reproductions de luxe sur papier filigrané.
Le cachet sec, ou timbre sec, est un petit relief sans encre, pressé dans la marge par un atelier ou un éditeur. Il signale un tirage suivi par un professionnel. Il ne dispense pas de la loupe.
On ne décolle jamais une estampe de son montage pour chercher un filigrane. Les marges collées, rognées ou jaunies se signalent à l’estimateur, qui en tiendra compte.
Signature au crayon ou signature imprimée
Sur une estampe du XXe siècle ou contemporaine, l’artiste signe en général au crayon, dans la marge inférieure, à droite, après le tirage. C’est ce qu’on appelle parfois la signature « à la main ». Une signature peut aussi figurer dans l’image : l’artiste l’a alors dessinée sur la pierre, et elle est imprimée comme le reste.
| Type de signature | Comment la reconnaître | Ce qu’elle indique |
|---|---|---|
| Au crayon, dans la marge | Trait de graphite brillant en lumière rasante, léger sillon dans le papier | L’artiste a vu et approuvé l’épreuve |
| Dans la planche | Même encre et même grain que l’image, identique sur chaque exemplaire | Rien sur l’approbation de cette épreuve |
| Imprimée dans la marge | Trame ou grain d’impression à la loupe | Reproduction de signature |
| Tampon ou estampille | Encre de tampon, contours nets | Parfois posé après le décès, par la succession ou l’atelier |
Pour un vendeur professionnel, la signature vaut garantie que l’artiste mentionné est l’auteur, sauf réserve expresse (décret du 3 mars 1981, article 3). Cette garantie porte sur l’auteur de l’œuvre ; elle ne transforme pas une reproduction en original. Une reproduction signée à la main par l’artiste reste une reproduction, et la doctrine fiscale le dit en toutes lettres.
Lithographie signée et numérotée
La numérotation, ou justification du tirage, s’écrit en général au crayon dans la marge inférieure gauche, sous la forme d’une fraction : 12/100 signifie que l’épreuve porte le numéro 12 d’un tirage de 100 exemplaires numérotés. Le numéro n’indique pas forcément l’ordre d’impression : les épreuves sont souvent numérotées après le tirage, dans l’ordre où on les signe.
Ce que la numérotation apporte :
- Le nombre total d’épreuves numérotées, qui entre dans la rareté.
- Un repère pour vérifier l’épreuve dans un catalogue de l’œuvre gravée de l’artiste, quand il existe.
Ce qu’elle n’apporte pas : la preuve de l’originalité. Une reproduction offset peut être numérotée, et la doctrine fiscale l’exclut quand même du statut d’œuvre d’art. Et le tirage numéroté ne dit pas tout : des épreuves hors numérotation s’y ajoutent, comme les épreuves d’artiste.
Est-ce qu’une lithographie est toujours numérotée ?
Non. Ni le code général des impôts ni le BOFiP n’imposent de signature ou de numérotation pour qu’une estampe soit originale : ils exigent un tirage limité et une matrice exécutée à la main par l’artiste. La signature au crayon et la numérotation sont des usages du marché, qui se sont répandus progressivement.
Conséquence pratique : de nombreuses lithographies anciennes ne portent ni signature manuscrite ni numéro. C’est le cas des lithographies tirées pour la presse illustrée ou l’édition au XIXe siècle, parfois à des milliers d’exemplaires, comme le rappelle la BnF à propos des journaux satiriques. Une lithographie non numérotée n’est donc pas suspecte en soi ; il faut simplement la juger sur d’autres critères, et savoir que ces tirages de presse valent en général peu.
Les mentions EA, HC, BAT et leurs variantes
En plus des épreuves numérotées, un tirage comporte souvent des épreuves hors série, marquées dans la marge à la place du numéro.
| Mention | Signification | Nombre usuel |
|---|---|---|
| EA ou E.A. | Épreuve d’artiste, réservée à l’artiste | Usage courant : une petite fraction du tirage |
| HC ou H.C. | Hors commerce, destinée à l’éditeur, à l’imprimeur ou à des dons | Variable |
| BAT | Bon à tirer : l’épreuve de référence validée par l’artiste avant le tirage | En principe une seule |
| EE | Épreuve d’essai, tirée pour régler l’impression | Quelques-unes |
| Épreuve d’état | Tirée à un stade intermédiaire du travail sur la matrice | Rare |
Ces épreuves ne changent pas la nature de l’estampe : une EA est aussi originale qu’une épreuve numérotée, ni plus ni moins. Leur place sur le marché est discutée, et leur nombre obéit à des usages plus qu’à des règles fixes. Notre page consacrée à l’épreuve d’artiste détaille ce qu’elle vaut par rapport à une épreuve numérotée.
Lithographie d’un dessin : comment les distinguer
Une lithographie au crayon imite volontairement le dessin, et la confusion est fréquente. Trois indices tranchent.
- Le relief : un dessin au graphite ou au fusain laisse une matière en surface, qui brille en lumière rasante et reste posée sur les fibres du papier. L’encre lithographique est absorbée par le papier et ne présente ni poussière ni reflet de graphite.
- Les accidents : un dessin porte des traces de gomme, des reprises, un trait qui s’écrase sous la pression. Une lithographie reproduit le dessin de la pierre, identique sur chaque épreuve.
- Le grain : dans une lithographie, le grain de la pierre se retrouve régulièrement dans toutes les zones grises, alors que le grain d’un dessin suit celui du papier.
La vérification ultime consiste à retrouver une autre épreuve de la même planche, dans un catalogue ou une vente. Si l’image existe à l’identique ailleurs, ce n’est pas un dessin unique.
Lithographie « d’après » ou d’interprétation
Une lithographie d’interprétation est réalisée par un artisan lithographe, parfois appelé chromiste, qui redessine sur la pierre une œuvre existante d’un artiste, par exemple une peinture. C’est un vrai travail de lithographie, fait à la main, mais la matrice n’est pas de la main de l’artiste dont l’œuvre est reproduite.
Le catalogue la désigne en général par la mention « d’après ». Le décret du 3 mars 1981 précise que « d’après », comme « dans le goût de » ou « manière de », ne donne aucune garantie particulière d’identité de l’artiste (article 7). La définition fiscale de l’estampe originale, qui exige une planche exécutée à la main par l’artiste, ne la couvre pas.
Ces lithographies peuvent être de belle qualité et avoir été signées au crayon par l’artiste d’origine. Elles se vendent nettement en dessous des lithographies originales de ce même artiste.
Tableau des signes : original, interprétation ou reproduction
| Signe | Lithographie originale | Lithographie « d’après » | Reproduction offset ou numérique |
|---|---|---|---|
| Loupe | Grain irrégulier | Grain irrégulier | Trame régulière ou gouttelettes |
| Matrice | Dessinée par l’artiste | Dessinée par un artisan | Plaque photographique ou fichier |
| Papier | Papier d’art, souvent filigrané | Papier d’art | Papier couché, parfois papier d’art |
| Signature | Crayon, parfois dans la planche | Crayon ou planche | Imprimée, parfois au crayon |
| Numérotation | Fréquente, pas systématique | Fréquente | Possible, sans valeur probante |
| Mention au catalogue | Nom de l’artiste | « D’après » | « Reproduction », « offset », « giclée » |
| Statut fiscal d’œuvre d’art | Oui, si tirage limité | Non | Non |
Comment savoir si une lithographie a de la valeur
Une fois l’originalité établie, la valeur dépend de plusieurs facteurs combinés.
- L’artiste et la demande pour son œuvre gravée, qui n’est pas celle de ses peintures.
- La planche elle-même : certaines images d’un artiste sont très recherchées, d’autres non.
- La signature manuscrite, qui pèse en général sur le prix par rapport à une épreuve non signée de la même planche.
- Le tirage : nombre d’épreuves numérotées et hors série.
- L’état : couleurs passées par la lumière, papier jauni ou piqué de rousseurs, marges rognées, traces de colle ou de ruban adhésif.
- La documentation : présence dans un catalogue de l’œuvre gravée, facture, provenance.
L’état du papier compte beaucoup. Une estampe accrochée des années en plein soleil pâlit de façon irréversible ; les petites taches brunes appelées rousseurs, dues à l’humidité, se traitent en atelier mais laissent souvent une trace. Pour la démarche générale d’estimation, qui s’applique aussi aux estampes, voir notre page sur la façon de savoir si un tableau a de la valeur.
Prix moyen d’une lithographie : pourquoi il n’existe pas
La question revient souvent, et elle n’a pas de réponse utile. Selon l’artiste, la planche, le tirage et l’état, une lithographie peut valoir quelques dizaines d’euros ou des sommes considérables. Une moyenne mélangerait des affiches de presse du XIXe siècle et des planches recherchées de grands peintres du XXe siècle : elle ne décrirait aucune estampe réelle.
La bonne méthode consiste à chercher les résultats de ventes de la même planche, dans des bases de résultats d’enchères ou les archives des maisons de ventes. On compare des épreuves de même tirage, signées ou non, et de même état. Deux épreuves de la même planche peuvent se vendre à des prix très différents si l’une est fraîche et l’autre insolée.
Pour situer la lithographie par rapport aux autres procédés, sérigraphie, gravure ou impression numérique, notre page sur la différence entre lithographie et sérigraphie compare les techniques et ce qu’elles pèsent sur le marché.
L’ordre d’examen, en résumé
| Étape | Question | Outil |
|---|---|---|
| 1 | Trame ou grain ? | Loupe ×10 |
| 2 | Papier d’art ou papier couché ? | Toucher, contre-jour, lumière rasante |
| 3 | Signature au crayon, dans la planche ou imprimée ? | Lumière rasante, loupe |
| 4 | Numérotation, EA, HC ? | Lecture de la marge |
| 5 | Mention « d’après » ou « reproduction » ? | Document de vente, catalogue |
| 6 | Même planche connue ailleurs ? | Catalogues, résultats de ventes |
Si les trois premières étapes vont dans le même sens, on a une bonne présomption. Pour une planche d’un artiste recherché, la certitude vient d’un spécialiste de l’estampe, qui compare l’épreuve aux références de l’œuvre gravée.
Questions fréquentes
Comment reconnaître une vraie lithographie ?
Examinez-la à la loupe ×10 : une lithographie originale montre un grain irrégulier, comme un dessin au crayon sur une surface granuleuse, sans grille de points. Vérifiez ensuite le papier (épais, souvent à bords frangés, parfois filigrané), la signature au crayon et la numérotation, qui doivent être manuscrites et non imprimées.
Est-ce qu'une lithographie est toujours numérotée ?
Non. La numérotation est un usage, pas une obligation : ni le code général des impôts ni la doctrine fiscale ne l'imposent. Beaucoup de lithographies anciennes, notamment celles tirées pour la presse ou l'édition, ne sont ni signées ni numérotées. À l'inverse, une reproduction peut être signée et numérotée.
Qu'est-ce qu'une lithographie originale ?
C'est une estampe dont l'artiste a lui-même dessiné la matrice, pierre ou plaque, et dont le tirage est limité. Le code général des impôts parle d'estampes tirées en nombre limité d'une ou plusieurs planches entièrement exécutées à la main par l'artiste, à l'exclusion de tout procédé mécanique ou photomécanique.
Comment savoir si une lithographie a de la valeur ?
Il faut d'abord qu'elle soit originale. Sa valeur dépend ensuite de l'artiste, de la présence d'une signature manuscrite, de l'importance du tirage, de l'état du papier et des marges, et de la demande pour cette planche précise. Les résultats de ventes d'épreuves de la même planche sont la meilleure référence.
Quel est le prix moyen d'une lithographie ?
Aucune moyenne n'a de sens : selon l'artiste, le tirage et l'état, une lithographie peut valoir quelques dizaines d'euros ou des sommes très élevées. Le prix d'une planche se lit dans les ventes passées de la même planche, en comparant des épreuves de même état et de même tirage.
Sources et méthode
- BnF Essentiels, « La technique de la lithographie » : invention par Aloys Senefelder en 1796, principe de répulsion de l'eau et du gras, une pierre ou un zinc par couleur
- Code général des impôts, annexe III, article 98 A, II, 2° : définition des gravures, estampes et lithographies originales (Légifrance, consulté le 27 septembre 2026)
- BOFiP, BOI-TVA-SECT-90-10, § 150 à 170 : tirage limité selon les usages de la profession, exclusion des reproductions mécaniques ou photomécaniques même signées et numérotées
- Décret n° 81-255 du 3 mars 1981, articles 3, 7, 8 et 9 : portée de la signature, mention « d'après », obligation de désigner les reproductions
- Encyclopédie Wikipédia, article « Giclée », pour l'origine du terme (1991) ; aucune autre donnée n'en est tirée